Prisonnière de moi-même

 

 

C’était le jeudi 3 mars 2011, mes parents étaient partis au travail et mon frère était allé trainer dehors avec ses potes comme il le fait un jour sur deux. J’étais donc toute seule à la maison, je réserve ce genre de moment pour chanter à tue-tête et jouer de la musique très fort (je suis claviériste et chanteuse débutante).

 

Ce jour-là, au lieu de m’adonner à la musique, je décidai jouer à un jeu solitaire que je pratique de manière discrète quand mes parents sont couchés mais intensément quand je suis seule à la maison. Avant de préparer le matériel, je commençai à me changer, je mis des collants blancs, une jupe noire mi-longue à froufrous, un sous-pull moulant noir, un boléro blanc, des chaussures appelées « babies » comme portent les petites filles mais avec des talons de épais de 10 cm. Je n’ai pas mis mes faux seins, car ils sont trop gros.

Sans oublier les bijoux et les accessoires : je mis un sautoir de perles blanches, un bracelet de perles blanches reliées par un ruban noué tout blanc à ma main gauche, une montre-bracelet en argent à ma main droite et en guise de boucles d’oreilles, deux porte-clés en forme de cœurs remplis d’eau accrochés à de simples anneaux, je les ai choisies car, en plus d’être esthétiques, leur poids élevé me donnait une contrainte supplémentaire. Tous ces accessoires sont du toc, bien sûr, pas question de dépenser des fortunes en bijoux pour me faire belle. Ah j’oubliais : je mis un serre-tête décoré d’un très grand nœud papillon pour mettre en valeur ma longue crinière noire de 30 cm (je ne porte pas de perruque, j’ai laissé poussé mes cheveux).

Passons au maquillage : du fond de teint pour cacher cette horrible pilosité faciale, de l’eye-liner, du mascara, du fard à paupière noir, du fard à joues rouge. Tout ceci me donnait un air de poupée de porcelaine ! J’ai passé un long moment devant le miroir, mais il ne fallait pas oublier mon objectif !

 

Je préparais tout le matériel dans ma chambre ainsi qu’une chaise où je serai immobilisée pendant au moins une heure, j’ai orienté cette chaise face à mon lit de manière à atteindre mes accessoires s’y trouvant, sans me lever. Le matériel en question se compose de deux cordes de 5 m, de plusieurs ceintures de karate (longues de 2 m), d’un bâillon-boule, d’un collier de soumission et d’une culotte (!) pour me lier les mains (pas de menottes, c’était trop dangereux).

Je commençai par mettre mon collier suffisamment serré, puis après m’être assise sur la chaise je me liai en premier les pieds par une corde qui les serrait ensemble tout en fixant les liens aux pieds de la chaise. Vint ensuite une autre corde qui fixait mes cuisses et mes genoux à cette chaise. J’avais encore assez de mobilité pour atteindre le reste de mes accessoires.

Ce fut le tour de mon bâillon, je mis cette fameuse boule dans la bouche et tentais de le nouer derrière la nuque, ce qui est très difficile quand on a les cheveux longs ! Hélas, la lanière était complètement usée après trois ans de bons et loyaux services, impossible d’utiliser ce bâillon ! Je dus déplacer ma chaise de 50 cm à droite pour atteindre ma table de nuit où était rangé mon second bâillon-boule. Manque de bol, la lanière céda, rendant cet accessoire inutilisable ! Heureusement j’ai plus d’un tour dans mon sac, je préparai un accessoire peu commun pour me faire taire : un nunchaku, dont les poignées sont en mousse. Je le fixais à ma bouche avec deux ceintures de karate, le bâillon fonctionnait ainsi comme un mors !

Après m’être ré-attachée les pieds et les genoux, je liais mon ventre au dossier de mon « trône » avec une autre ceinture. La dernière ceinture a servi, elle, à lier mes bras au dossier de cette chaise, tout en laissant un espace suffisant pour y glisser mes bras.

Il ne restait plus que la culotte pour entraver mes poignets, utiliser des menottes était trop risqué, il fallait en priorité que je puisse me libérer facilement. Comment se ligoter les mains avec ce sous-vêtement ? C’est très simple, il suffit de glisser chaque main dans les « trous » de la culotte, et de tourner un poignet dans un sens et l’autre dans le sens contraire, le tout fonctionnait come des « menottes » en tissu, ce qui est plus confortable que celles en acier, tout en permettant de se libérer rapidement. Je me suis abstenue de me bander les yeux car je ne voulais pas abimer mon maquillage, mais je l’ai regretté avec avoir terminé de me ligoter sur ma chaise, il est plus facile d’entrer dans le « sub-space » une fois privée de tous ses sens.

 

Me voilà donc prisonnière de moi-même, forcée de rester sagement assise sur ce meuble, privée de la moindre mobilité.

Au bout de 5 minutes, de la salive commençait à s’écouler de ma bouche entravée par ce bâillon qui était impossible à ôter sans les mains, moi qui ai toujours réussi à retirer les bâillons en tissu et le ruban adhésif sans me servir de mes membres ! Cette bave coulait lentement sur mes lèvres, puis mon menton, mon cou, jusqu’à aller dans mon collier et mon haut.

Le temps passait, j’attendais patiemment, mes oreilles me faisaient souffrir à cause du poids de mes « boucles d’oreilles », mais je tenais le coup. Je prenais garde à ne pas trop bouger, une chute aurait pu arriver si je gesticulais trop, bien que j’avais posé un grand oreiller derrière ma chaise par précaution en cas de chute vers l’arrière.

La moitié du temps s’était écoulée (car un réveil était placé à côté), j’essayais de m’endormir n’ayant rien d’autre à faire, mais le sommeil était trop difficile à venir en position assise (j’y suis déjà arrivée en position allongée !), j’ai regretté à ce moment-là de ne pas avoir allumé la télé pour passer le temps. Un long filet de bave coulait jusqu’à ma jupe, je commençais à ne plus supporter ce nunchaku solidement fixé à ma bouche, j’essayai de l’enlever mais c’était peine perdue, ça me faisait encore plus saliver ! Je ne vous dis comment mon sexe était au garde à vous ! J’imaginais qu’une dominatrice me fouettait tandis qu’une autre soumise suçait mon pénis (bien que je le déteste !).

Le réveil sonna soudainement, une heure venait de s’écouler, je tenu le coup en restant tout ce temps ligotée sur ma chaise ! Je détachais les liens qui immobilisaient mes poignets, puis la ceinture autour de mes bras, enlever mes autres liens fut un jeu d’enfant. Une fois mes bras libres, je m’empressai de retirer les douloureuses boucles d’oreilles. Peu après, je fus soulagée de pouvoir bouger à ma guise. J’ai dû me changer très vite (snif !) car mon père allait rentrer du travail.

 

J’ai donc passé un merveilleux moment, et j’espère recommencer très vite dès que j’en aurai l’occasion !

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