13 Novembre 2009
1
Cela s'est passé en automne, l'automne dernier. Ma deuxième vie a commencé ce jour là.
En cette fin de samedi après-midi, je rentrais à la maison après avoir passé la journée chez des amis : ils m'avaient invité à déjeuner dans leur nouvelle maison de campagne.
A travers le pare-brise, je voyais des nuages de plus en plus sombres s'accumuler dans un ciel déjà chargé et précipiter la tombée de la nuit. Je venais de quitter un petit bourg lorsque le moteur de ma voiture émit quelques ratés, toussota de plus en plus et finit par lâcher. Profitant de la lancée, je parvins à me ranger sur le bas-côté et finis par m'immobiliser sur un terre-plain boueux
Et comme un malheur n'arrive jamais seul, une violente pluie d'orage se mit à dégringoler. Bien sûr, j'avais oublié de recharger mon téléphone portable. La batterie était à plat. Je n'avais même pas de parapluie. La galère complète. J'étais condamnné à aller chercher de l'aide dans la localité voisine.
Après dix bonnes minutes de marche sous une pluie battante, j'atteignis enfin la première maison. De prime abord une ancienne demeure bourgeoise, sur deux niveaux, en pierre de taille. J'allais pouvoir y trouver un téléphone et le moyen d'obtenir un dépannage rapide. Trempé jusqu'aux os mais confiant, j'appuyai sur la sonnette fixée aux grilles en fer forgé.
La porte ne tarda pas à s'ouvrir pour laisser appaître une femme élégante, la cinquantaine, en tailleur bleu marine. Ses cheveux noirs brillants et coupés au carré lui arrivaient aux épaules ; ils encadraient un visage sobrement maquillé, aux traits délicats. Ses yeux bruns aux reflets verts trahirent un instant sa surprise, avant qu'elle ne m'invite à entrer en esquissant un sourire accueillant.
A présent à l'abri, dégoulinant sur les carreaux de ciment anciens du vestibule, je lui exposai rapidement ma situation et elle s'empressa de me réconforter.
Alorss, me découvrant trempé des pieds à la tête, les pantalons couverts de boue, elle s'émut de me voir risquer de tomber malade. Elle juga que je ne pouvais rester comme cela et que je devais avant toute chose prendre un bon bain chaud. Elle aurait ainsi le temps de s'occuper de mes vêtements. Je me pliai avec gratitude à sa volonté. On verrait après pour ma voiture.
A présent réchauffé et propre, enroulé dans une grande servitte éponge, je retrouvai la maîtresse de maison dans le salon.
Elle m'avoua alors, génée, qu'elle n'avait pu se résigner à mettre mes vêtements sales dans le sèche-linge et qu'elle avait pris la liberté de les passer à la machine à laver. Cela ne serait pas beaucoup plus long, m'assura-t-elle. Je l'en remerciai et la rassurai à mon tour en lui confirmant que je n'étais pas attendu ce soir là chez moi.
Elle me proposa donc de me prêter des vêtements en attendant que les miens soient prêts.
Le seul problème, me précisa-t-elle, était qu'elle n'avait pas de vêtements masculins. Toutefois, elle m'assura que je trouverais bien une tenue unisexe dans la garde robe de sa fille. Celle-ci vivait avec elle mais était absente pour le week end. Elle était à peine plus jeune que moi, m'apprit-elle, mais devait avoir sensiblement la même corpulence.
2
Mon hôtesse m'indiqua la chambre de sa fille au premier étage, en me disant de prendre mon temps pour choisir ; elle allait préparer un petit quelque chose pour le diner.
J'étais émerveillé devant tant de gentillesse et me demandais comment j'allais pouvoir remercier cette dame.
La chambre n'était plus celle d'une adolescente mais plutôt celle d'une femme autour de la trentaine, à en juger par la décoration simple, mais moderne et raffinée. De délicates effluves de parfum féminin emplissaient la pièce.
A présent nu et mis en confiance, je me mis en quête d'un pantalon et d'un quelconque tee-shirt. Je commençai par la penderie.
Passant les mains entre les vêtements suspendus, j'écartai robes et jupes de tous styles, de tous coloris et de tous motifs. J'appréciai, sans en avoir conscience, la variété du contact avec toutes ces matières si différentes. La fraicheur et la douceur du satin, le soyeux du velour, la finesse du grain des dentelles provoquaient en moi une émotion aussi inattendue qu'inconnue jusqu'alors. Et l'envie troublante de les essayer, de les sentir contre ma peau. Désarçonné, je me ressaisi toutefois en me rappelant que je n'avais pas trouvé ce que je cherchais. Il me restait à examiner les piles de vêtements pliés avec soin dans l'armoire et les tiroirs de la commode. Heureusement, mon hôtesse m'avait dit de prendre mon temps.
Des chemisiers, des tee-shirts ajustés et échancrés, à manches courtes et à manches longues, des tops et des débardeurs, des bodys, certains rehaussés de dentelles, quelques pulls. Des hauts très féminins. J'étais de nouveau saisi par ce concentré de féminité.
Redoublant d'émotion, je tirai le premier tiroir de la commode pour y plonger mes mains fébriles. J'en retirai des culottes et des strings en satin, en dentelle, en simple coton, que je caressai entre mes doigts. Je les reposai. Le second tiroir abritait des collants et des bas que je portai instinctivement à mon visage pour m'impregner de leur douceur. Les tiroirs suivants contenaient des soutien-gorges en tous genres, ainsi que quelques porte-jarretelles et des guêpières.
N'y tenant plus, mu par un désir irrépressible, j'enfilai une culotte noire en nylon et dentelles puis, maladroitement, des collants noirs eux aussi, avec gousset.
Je ne pu m'empêcher de caresser mes jambes et mes fesses ainsi emprisonnées. Un long frisson de plaisir parcourut tout mon corps, m'invitant à poursuivre les essayages. Je jetai mon dévolu sur un adorable soutien-gorge wonderbra assorti à la culotte. Après deux tentatives infructueuses, je parvins à l'agraffer dans mon dos.
Ainsi paré, je me présentai devant le miroir qui me renvoya l'image de moi-même, que je connaissais, mais sans être tout à fait moi. En fait, moi en beaucoup plus excitant, comme en témoignait le renflement peu discret de la culotte en dentelles.
Je m'admirai donc, me trouvant très sexy avec ma culotte, mes collants et mon soutien gorge.
J'aurais pu m'arrêter là, retirer calmement les sous-vêtements et les reposer soigneusement là où je les avais trouvés. Pas même l'embryon d'une telle pensée ne traversa mon esprit.
J'étais sous l'emprise de pulsions si puissantes que j'en avais en partie perdu la conscience de mes actes.
Je fouillai à nouveau la penderie, mais cette fois à la recherche d'une robe. Je choisis une petite robe pull rouge à manches longues. Lorsque je l'eue enfilée, face au miroir, elle moulait parfaitement mon corps, descendant presque aux genoux, et faisait ressortir mes fesses et ma poitrine légèrement gonflée par le soutien-gorge rembourré.
J'en étais à me tourner et me retourner pour la enième fois devant la glace lorsque la porte s'ouvrit et maîtresse de maison, que je n'avais pas entendue approcher, entra dans la pièce.
3
-
Oh, souffla-t-elle, coupée dans son élan et incapable de masquer sa surprise. Je suis désolée... Vous n'avez pas trouvé de vêtements masculins.
Ce devait être à la fois une question et sa réponse.
J'étais devenu à peu près aussi rouge que la robe que je portais. Je ne savais où me mettre et ne pouvais prononcer une parole. J'aurais voulu disparaître, m'évaporer pour échapper à ce malaise, à cette panique qui me saisissait.
C'est elle qui rompit finalement le silence en arborant un large sourire.
-
Ce n'est pas grave. Vous avez trouvé quelque chose et en plus cela vous va à ravir. Vous avez très bien choisi. Cela vous va aussi bien qu'à ma fille.
Puis elle ajouta
-
Venez avec moi, je vais vous prêter une paire de chaussures.
Me précédant dans le couloir et se tournant vers moi d'un air malicieux :
-
Vous devez vous sentir confortable dans ces vêtements, non ?
-
Euh, oui. Merci.
Je la suivis, très gêné, jusqu'au placard à chaussures de l'entrée, où elle me tendit une paire de mules noires, à talons de quatre centimètres.
-
Essayez-les. Elles chaussent grand pour moi mais devraient vous aller. Au moins, vous ne resterez pas pieds nus, ajouta-t-elle avec un sourire.
Je passai les mules à talons, une première pour moi. Elles m'allaient comme un gant, mon talon dépassant à peine de l'arrière de la chaussure.
-
Bon, eh bien à présent nous allons pouvoir nous offrir un petit apéritif pour nous remettre de nos émotions, proposa-t-elle gentiment, n'est-ce pas ?
-
Oui, avec grand plaisir, répondis-je, sentant la tension et le malaise commencer à refluer, l'étau sur ma poitrine se déserrer douceument.
Je m'asseyai dans un fauteuil confortable à la teinte grenat, en tirant sur le bas de ma robe pour éviter qu'elle remonte. Je la lissai instinctivement de la paume des mains pour en faire disparaître les plis.
Mon hôtesse apporta deux verres et me proposa les alcools dont elle disposait. Je me décidai pour du martini gin, le genre de cockail suffisamment fort dont j'avais besoin, tandis qu'elle se servit un rhum coca.
-
Au fait, lança-t-elle en tendant son verre pour trinquer, nous ne connaissons même pas nos prénoms. Moi, c'est Sylvie.
-
Et moi, c'est Eric.
-
Alors, à la vôtre Eric. Ou plutôt devrais-je dire « Erika » ? tenta-t-elle dans un rire, en me fixant droit dans les yeux.
-
A la vôtre, Sylvie, repris-je en souriant, envahi à nouveau par un trouble mêlant désir et crainte qui n'échappa pas à Sylvie.
Nos verres tintèrent gaiement.
-
Dans une telle tenue, j'aurais du mal à vous appeler par un prénom masculin. Vous serez donc Erika pour un soir, cela ne vous dérange pas ?
-
Non, au contraire, répondis-je, m'empourprant à nouveau. J'aime bien ce prénom.
Puis j'ajoutai
-
Je ne sais comment vous remercier de votre gentillesse, de votre hospitalité. Je ne voudrais pas en abuser.
-
Vous n'en abuserez pas, aussi longtemps que vous vous sentirez à l'aise, détendu. Pour ma part, je trouve la situation très amusante. Nous allons pouvoir bavarder tranquillement, passer un moment agréable, je l'espère.
Elle se leva pour aller choisir un CD dans sa discothèque.
La détente et l'alcool aidant, je sentais à présent des vagues électriques parcourir mes jambes gainées de lycra dans une douce sensation de chaleur, remonter vers ma poitrine, et mon soutien-gorge élestrisé m'agripper et m'enserrer le torse. Ma peau n'était plus celle d'Eric mais celle d'une femme et chaque centimètre carré de cette peau pouvait ressentir le plaisir d'habiter ces vêtements. J'étais transporté en dehors du monde réel, dans un autre espace où j'étais devenu femme.
4
La chaîne hifi diffusa le premier titre envoûtant d'un album de Susheela Raman. Sylvie revint s'assoir auprès de moi sur le grand canapé grenat.
M'ayant observé à la dérobée, elle avait remarqué le changement de mon attitude, noté mes réactions, et certains petits gestes lui avaient révélé sans ambiguité le violent plaisir qui m'assayait. Il n'était plus question de jeu pour moi, si cela l'avait jamais été. Sylvie avait compris mon troublant et puissant désir, et était prête à m'aider à l'assouvir.
-
Je vous l'ai déjà dit, mais je vous le redis, Erika : Je vous trouve ravissante. Puis elle ajouta : J'aimerais que vous me fassiez plaisir. Laissez-moi vous maquiller. Je vous promets que vous ne serez pas déçue.
De tous les mots qu'elle venait de prononcer, mon oreille n'en avait retenu qu'un seul : « ravissante ». Le mot rebondissait comme une balle folle à l'intérieur de mon esprit, chamboulant les quelques certitudes encore debout. Cet emploi du féminin à mon égard signifiait l'acceptation, la reconnaissance par autrui de ma féminité. Il me créait en tant que personne féminine.
Je brûlais d'un désir encore plus fou, encore plus ardent de poursuivre ma féminisation.
-
D'accord, répondis-je dans un souffle. J'adorerais que vous me maquilliez. Je suis à votre entière disposition.
Elle m'invita gaiement à la suivre à la salle de bain. Sur le trajet, je jouissais du pur bonheur de marcher avec des chaussures à talons, de les entendre claquer sur le sol pendant que mes hanches balançaient. Cela fit rire Sylvie, qui m'expliqua qu'il fallait relâcher les bras, redresser la tête et avancer les pieds sur une même ligne. J'eus ainsi droit à mon premier défilé en tant que mannequin, devant mon initiatrice ravie.
Sylvie me fit assoir sur un tabouret face à la lumière. Elle avait sorti de ses tiroirs tout le matériel nécessaire.
La séance de maquillage commença par l'application de divers fonds de teint, en crème puis en poudre, à l'aide d'éponges et de pinceaux.
J'étais attentif au moindre geste de Sylvie. Je goûtais chaque instant de ses soins, comme flottant en apesanteur, priant pour ne jamais redescendre. On s'occupait de moi comme on ne l'avait jamais fait auparavant. On s'occupait avec tendresse de me révéler à ma propre féminité.
Ce fut ensuite le tour des yeux.
Mes sourcils furent brossés, légèrement épilés sous l'arcade, mes paupières recouvertes de fard. Sylvie m'appliqua du khôl et de l'eye-liner, puis du mascara sur la pointe des cils.
J'écoutais avec fascination la description qu'elle me faisait de chacune de ses opérations. Elle m'expliqua que pour mon baptème, j'avais droit à la totale.
Un léger coup de crayon à lèvres précéda l'application du rouge à lèvres, et Sylvie termina par une touche de fard à joues.
Elle me regarda en me disant de sourire et sembla satisfaite du résultat. Puis, me faisant me retourner face au miroir :
-
Alors, qu'est-ce que vous en pensez ?
Je restai un long instant interdit.
J'étais stupéfait. Je voyais un visage qui n'était plus vraiment le mien, celui de l'Eric d'avant. Ce visage était indéniablement féminin, à la fois plus beau et plus jeune que celui d'Eric. J'admirais la délicatesse et la sensualité des lèvres, la douceur régulière des traits et de la peau, mais surtout l'intensité du regard.
J'exprimai à Sylvie mon admiration pour son travail, et lui avouai que je n'aurais jamais pensé pouvoir être ainsi tranformé. Je me sentais désormais totalement féminine.
Mon bonheur la comblait de joie ; elle m'embrassa sur la joue.
-
Il ne manque plus que le vernis à ongles, s'empressa-t-elle d'ajouter, et, joignant le geste à la parole, elle commença à me peindre les ongles.
Quand ce fut terminé, elle me recommanda de garder les doigts bien écartés pendant quelques instants, le temps que le vernis sèche.
De retour au salon, nous trinquâmes à ma nouvelle identité et pûmes raconter sans tabous des bribes de nos vies respectives. Elle me confia ses déceptions avec la gente masculine, et la méfiance qu'elle nourrissait depuis à son égard. Elle m'avoua se sentir désormais davantage attirée par les femmes, et même préférer la compagnie de ses accessoires de jeu sexuel aux relations intimes avec les hommes. Nous bûmes encore. La soirée se déroulait merveilleusement.
Aux premières notes d'une série de musiques Disco, Sylvie se leva et m'entraîna au milieu du salon pour danser. Elle adorait le Disco, et notammen Abba.
5
Sylvie semblait prendre un plaisir immodéré à remuer au son de cette musique gaie et entraînante. Mais elle était encore plus heureuse de pouvoir partager ce moment avec moi. Elle riait de me voir me trémusser à ses côtés.
Pour ma part, j'adorais également danser, surtout sur cette musique, mais ma timidité maladive m'avait souvent privé de ce plaisir. En temps normal, je me lâchais difficilement.
Cette fois, mis en confiance par Sylvie, légitimé et accepté dans cette identité féminine qui n'avait attendu qu'un sourire du hasard pour m'être révélée, je pouvais laisser mon corps s'exprimer. Je le libérais enfin des liens d'une censure dans lesquels je l'avais trop longtemps réprimé.
Nous dansâmes comme deux copines intimes et complices. Nous nous amusions follement, nous prenant les mains,nous tenant par la taille. Sylvie ne perdait pas une occasion pour me caresser délicatement, sensuellement, ravivant sans cesse le plaisir de me sentir femme dans ces vêtements.
Je ne me souviens pas combien de temps nous avons ainsi dansé avant de nous effondrer, ravis, dans le canapé. Nous étions épuisés mais comblés.
-
Quelle soirée, ma chérie ! reconnut-elle, un sourire béat illuminant son visage. Cela faisait longtemps que je ne m'étais pas autant amusée. Toi aussi, tu aimes danser, et tu danses comme une reine.
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C'est gentil, mais je n'avais jamais éprouvé ce plaisir. C'est vraiment génial d'être en femme.
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D'être Une femme, tu veux dire, me corrigea-t-elle. Pour ma part, je ne vois pas ce qui te différencie d'une autre femme.
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Tu as raison. Je reconnais que je me sens vraiment femme à présent. Et c'est grâce à toi.
-
Non, je n'ai fait que t'aider à révéler ce qui était profondément inscrit en toi. D'ailleurs, je te préfère bien plus ainsi.
J'étais tellement bien que pour rien au monde je n'aurais voulu quitter cette tenue et mettre fin à ce rêve éveillé. C'est sûrement pour cela que je n'avais pas relevé que Sylvie voulait aller se coucher, épuisée qu'elle était.
-
Je te laisse éteindre les lumières lorsque tu iras te coucher, ma jolie. Moi, je n'en peux plus. Tu trouveras les nuisettes dans le dernier tiroir de la commode de ta chambre. Sur ce, je te souhaite une très bonne nuit.
Elle déposa un baiser délicat sur ma joue avant de se diriger vers l'escalier.
Je restai quelques longs instants dans cet état extatique. Puis je dus également m'avouer vaincu par la fatigue. Les pieds, surtout, venaient se rappeler douloureusement à moi. On ne porte pas aussi impunément des chaussures à talon si longtemps la premiçre fois.
Je regagnai donc, à regrets, l'étage à mon tour, après avoir bien éteint toutes les lumières du bas. Là haut, je croisai Sylvie dans un superbe déshabillé en satin noir.
-
Si tu veux te démaquiller, je t'ai sorti tout ce qu'il faut dans la salle de bain. Mais cela peut attendre demain, et alors je t'aiderai, me lança-t-elle.
J'esquissai un sourire de remerciement et la gratifiai d'un regard complice.
J'étais trop épuisé pour aller dans la salle de bain. Je regagnai donc directement « ma » chambre.
Et c'est une femme aux traits un peu tirés, mais toujours aussi ravissante que je retrouvai en m'avançant devant le miroir. Je m'admirai encore un temps, prenant la pose.
Puis, ôtant vêtement après vêtement, je révélai peu à peu un corps d'homme au visage féminin. Je ne gardai finalement que la petite culotte en dentelles. Je me sentis alors ridiculement nu. Il fallait que je revête à tout prix des attributs féminins. Je me précipitai sur la commode pour choisir une nuisette.
C'est encore le rouge qui l'emporta, sous la forme d'un modèle en satin rouge carmin aux fines bretelles et ourlé de dentelles au niveau du décolleté et du bas. Je pus à nouvau constater face au miroir qu'elle m'allait parfaitement, comme si ces vêtements avaient été achetés pour moi.
Je me glissai ensuit délicatement dans le lit. Un long frisson parcourut tout mon corps au contact des draps frais. Mais c'était davantage un frisson de bonheur.
J'étais tellement bien dans cette nuisette. Naturellement, je commençai à caresser mon corps à travers le soyeux du tissu. Je prenais même plaisir à insister sur mes fesses et mes hanches, à effleurer mes seins et à en titiller les tétons sous la fine dentelle rugueuse.
De la chambre de Sylvie me parvinrent alors des gémissements étouffés. Sylvie m'avait bien parlé durant la soirée de sa collection de sex toys, qui satisfaisaient désormais, selon elle, pleinement ses besoins physiques. Mais je ne m'attendais pas à ce qu'elle en fasse usage ce soir, de manière aussi peu discrète et si près de ma chambre.
A la pensée de Sylvie en train de se faire vibrer, sensuellement revêtue de son déshabillé noir, mon esprit s'égara définitivement. Je prenais sa place, comblé par ces objets de plaisir, jouissant de tout mon être.
C'est le moment que choisit mon hôtesse pour entrer furtivement dans ma chambre. Elle avait entendu des râles évocateurs venant de ma chambre et n'avait pu résister à me rendre une petite visite.
-
Je vois que tu es une petite coquine en plus, me taquina-t-elle alors que je m'extirpai douloureusement de mon extase. Heureusement, j'ai ce qu'il faut pour les petites coquines comme toi. Viens dans ma chambre, je vais te présenter certains compagnons qui pourraient te plaire...
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