03 Décembre 2009
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Bonjour ma fille, réagit aussitôt Sylvie d'une voix enjouée. Sophie, je te présente Eric, ou plutôt Erika ! qui nous fait le plaisir de sa visite. Erika, voici ma grande fille Sophie - Elle me désignait la jeune personne qui venait de faire son apparition - Charmante, n'est-ce-pas ? ajouta-t-elle avec un sourire entendu.
Charmante, Sophie l'était assurément. Troublante également. Lorsque nos regards se croisèrent, je sentis ma poitrine se contracter, comprimant ma respiration, étreignat mon coeur.
A la fois troublé par l'apparition de Sophie et terriblement gêné par la situation, je restai interdit, incapable d'articuler une parole, respirant à peine.
Le premier instant de surprise passé, ayant fini par aller embrasser sa mère, le visage de Sophie s'éclaira enfin. Un sourire bienveillant y avait pris place, dans une expression d'amusement teintée de curiosité. Elle me tendit la joue pour me saluer et je l'embrassai, au comble de la confusion.
Après être allée chercher son sac de voyage dans la voiture, Sophie raconta brièvement à sa mère le déroulement de son week-end marqué par l'ennui. Ceci expliquait son retour inopiné.
Elle se tourna ensuite rapidement vers moi, manifestant un intérêt évident pour mon étrange cas. M'ayant à nouveau détaillé de la tête aux pieds et reconnaissant sûrement ses vêtements sur moi, elle planta son regard dans le mien pour demander, visiblement impatiente, ce qui avait bien pu conduire un jeune homme à se retrouver travesti sous le toit de la maison familiale.
Avant de commencer le récit de mon aventure, Sylvie nous invita à faire une pause bien méritée au salon.
Mon hôtesse raconta tout, depuis mon arrivée la veille jusqu'à celle de sa fille, et lorsqu'elle n'entrait pas suffisamment dans les détails, Sophie la reprenait en l'assaillant de questions. Par pudeur devant sa fille, elle omit simplement d'évoquer l'épisode des sex-toys.
Je fus à mon tour sollicité pour raconter ma propre version de l'histoire. J'avouai, non sans gêne, le plaisir que je prenais à me vêtir en femme. Après une hésitation, et sur l'insistance conjointe des deux femmes, je finis même par révéler les détails de mon rêve matinal.
Sophie me couvait à présent du regard, comme hypnotisée par l'être d'un genre nouveau que j'incarnais. Elle semblait abasourdie par le récit qu'elle venait d'entendre et émue par la sincérité de ma confession. Elle m'était sans doute aussi reconnaissante de l'avoir ainsi laissée pénétrer dans l'intimité de mes sentiments. Pour ma part, je me sentais délivré par ces confidences, soulagé de la confiance que m'accordaient les deux femmes et de la tolérance avec laquelle Sophie accueillait la situation.
La discussion fut interrompue gentiment par Sylvie qui souhaitait terminer le travail que nous avions commencé. Nous le reprimes donc, en compagnie de Sophie.
L'après-midi s'acheva avec la fermeture des derniers cartons. Sophie et moi partagions maintenant une véritable complicité, renforcée par la proximité de l'âge.
La consultation de l'heure me rappela douloureusement à la réalité. Il était temps que je me change pour redevenir Eric.
Après avoir soigneusement plié et rangé mes nouvelles affaires, je chargai mes cartons dans la voiture de Sophie. Elle avait en effet insisté auprès de sa mère pour me raccompagner.
Le moment était venu de prendre congé de ma généreuse hôtesse. Sylvie me remercia pour ces merveilleux moments passés ensemble. Je l'assurai à mon tour de mon immense gratitude. Elle confia avoir trouvé en moi une personne attachante et sincère. Elle me serra dans ses bras en me faisant promettre de revenir très vite. Une étroite amitié nous liait désormais.
Le trajet jusqu'à mon domicile se passa à bavarder avec Sophie et nous permit de mieux faire connaissance. Tous les sujets furent passés en revue, dans la simplicité et la franchise la plus naturelle. Vie privée, sentimentale et professionnelle n'eurent à la fin plus aucun secret l'un pour l'autre.
Sophie me déposa enfin avec mon chargement devant chez moi.
Lorsqu'elle m'embrassa délicatement pour me dire au revoir, je ressentis clairement l'affection qu'elle me portait. J'avais de mon côté complètement craqué dès le premier regard.
Nous convinmes de nous appeler rapidement pour organiser une soirée cinéma. Je la remerciai encore de m'avoir ramené, puis la laissai reprendre le volant pour rentrer chez elle.
Les jours suivants passèrent très vite. Je n'arrêtais pas de ressasser mon aventure du week-end. Mais surtout, je pensais à Sophie qui m'avait donné rendez-vous le mardi suivant.
En rentrant du travail, certains soirs, je ne résistais pas à la tentation d'ouvrir l'armoire dans laquelle j'avais rangé les vêtements que Sophie m'avait donnés. Je les regardais, les prenais délicatement dans mes mains, les palpais comme s'il s'était agi de trésors. Je les portais à mon visage comme pour m'imprégner de leur précieuse odeur, de leur délicieuse texture.
Après une douche rapide, n'y tenant plus, j'enfilais en frissonnant une culotte en dentelle ou en satin, suivie d'une paire de collants. J'attachais un soutien-gorge dans mon dos, puis j'enfilais cérémonieusement une petite robe ou bien une jupe avec un tee-shirt. Tous ces gestes habituels pour une femme, je les faisais avec de plus en plus d'assurance.
Il était temps à présent d'aller m'admirer devant la glace. J'y restais de longues minutes à poser, variant les attitudes, à caresser mon corps à travers les vêtements, excité par la vision si désirable qui m'était renvoyée.
Je passais ensuite le reste de la soirée ainsi vêtu, vaquant à mes occupations ordinaires, toutes les taches domestiques, dans le confort et la douceur des vêtements féminins. Je finissais mon travail professionnel, faisais parfois le ménage, du repassage, préparais le repas, dans un sentiment d'apaisement, de sérénité comme jamais auparavant. Je savourais chacun de ces instants de plénitude au féminin.
Plus tard, je quittais cette tenue pour une nuisette et des bas et me mettais au lit pour lire avant de m'endormir. Le confort soyeux de la nuisette m'accompagnait toute la nuit.
Je me caressais souvent en imaginant de tendres ébats avec Sophie, des ébats au cours desquels se mêlaient nos corps parés de satin, s'entremêlaient nos jambes gainées de nylon dans un accord sensuel et voluptueux. Après de longues caresses de nos mains, de nos bouches sur les parties les plus intimes de nos deux corps vibrants, Sophie libérait enfin mon viril attribut et nous nous fondions en une puissante et ultime jouissance.
Mardi arriva enfin. Ce soir-là, j'avais rendez-vous avec Sophie.
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