|
|
|
Être fille dans nos têtes Il y a 3 Mois, 3 Semaines
|
Karma: 2
|
|
Vous êtes vous déjà posé la question de savoir de combien était votre part de féminité et de combien elle pouvait l'emporter sur le masculin ? Je ne parle pas de l'apparence mais de notre manière de pensé.
Il existe beaucoup de catégorie pour nous classer, Travestie, trans etc. je me fiche complétement de savoir ou je me situe, j'aime être comme je suis et me sent bien ainsi. Mais dans quelle peau je suis la mieux ?
Idéalement, j'aimerais pouvoir vivre en permanence au féminin, hélas, ce serait vraiment pour de multiple raison très difficile à réaliser, alors je me contente de tout ce que je peu trouver pour assouvir cette part de moi. Part de moi étant le mot juste, je n'ai pas le sentiment de me travestir, me déguiser mais ressent un réel coté féminin en moi et le fait de m'habiller en fille me permet de mieux retrouver cette identité. En fille, je suis très sexy et sensuelle, je pense pour mieux ressentir cette féminité.
C'est ainsi depuis bien longtemps, mon enfance, cette féminité est très présente dans mon esprit, même quand je suis en homme, j'y pense et le ressent beaucoup. Quand je vois une fille habillé sexy, j'ai toujours la pensée de savoir comment je porterais ce qu'elle revêt. Tout ce que je peu voir de féminin dans le quotidien je le transpose en pensée sur moi. Que je sois en robe ou en jupe, je me sent bien. La nuit, je rêve souvent d'être en jupe dans un quotidien ou je suis en principe en garçon.
Mes attributs masculin ne me gènes cependant pas. J'aime ce plaisir que m'apporte mon sexe, j'aime qu'on me caresse et ne m'en lasse pas, c'est mon clitoris et l'anus un vagin. Me faire pénétrer est vraiment une extase, j'adore, vraiment, j'adore cette sensation. Avec un homme, je ne suis pas un homme déguisé en femme mais un être à part ou toute ma féminité peu s'exprimer et je ne m'en prive pas. je ne me sent pas du tout homo car a ce moment la, je suis moi et un homme me fait l'amour. C'est peut être ça être une femme... je ne sais pas, je m'en fiche, la seule chose que je sais, sitôt que j'ai enfilé une jupe, une paire de bas et que je change mon aspect en fille, je suis bien. ce n'est pas du fétichisme, je suis simplement moi...
ET pour vous les filles ? racontez.
|
|
|
|
|
|
|
|
Re: Être fille dans nos têtes Il y a 3 Mois
|
Karma: 14
|
|
Je crois que nous avons toi et moi une nature semblable. Je me reconnais assez dans ce que tu décris.
Il est vrai que les outils qui permettent d'établir une sorte de "degré de féminité" sont toujours assez grossier, et qu'il faut avant tout chercher à être bien avec soi. J'ai malgré tout essayé ces outils, cherché à cerner ma nature dans une définition claire. Parce qu'il y a toute une déclinaison de la dragqueen à la tg post-op en passant par le fétichiste occasionnel. J'ai voyagé moi-même entre ces multiples catégories, selon les époques. Mais si j'ai cherché à me définir ou à me placer dans une catégorie, c'est aussi beaucoup à cause d'une angoisse sous-terraine mais néanmoins permanente: celle de savoir jusqu'où ça irait, quelle place la fille finirait par prendre? Finira-t-elle par la prendre toute? Parce que tout ça a évolué avec les années, et ça continue, petit à petit. Questions essentielles pour moi comme pour mes proches, surtout pour ma compagne en fait.
Comme pour toi, la féminité est forte en moi depuis l'enfance. Je pense à ma relation aux hommes, aux amis de mes grands frères, et je revois et ressens quelque chose de très féminin dans le rôle que j'épousais volontiers. Pourtant je n'ai jamais été effeminée. C'était plus profond que ça et plus subtil.
Même si ma part féminine est aussi profondément implantée et omniprésente dans mes pensées quotidiennes, je ne crois pas non plus que je ferais un jour tous les sacrifices que représente un changement complet d'identité. Je ne me sens pas capable de sacrifier toute la vie que j'ai bâtie jusqu'ici, d'autant plus que le résultat ne sera jamais l'objectif véritable: Je ne serai jamais qu'une trans, pas une femme.
C'est un idéal inaccessible dont je n'ai peut-être pas encore tout à fait fait mon deuil. Mais de le faire m'aide à accepter ma vraie nature (TG, quelque part entre les deux) et à comprendre ses avantages.
J'ai toujours cloisonné les deux parts de ma personnalité, d'abord par gêne et par honte bien sûr, puis par volonté d'éviter les complications, les distorsions, les contaminations mal venues entre les deux vies. Mais depuis quelque temps j'ai compris qu'il me faut au contraire trouver des façons, un terrain pour réunir mes deux personnalités, qui au font n'ont toujours été qu'une. Garçon et fille sont la même personne, avec des variantes et des nuances qui forment des plus values au fond. Mon objectif est donc de réunir tout ça, de l'intérieur pour commencer. Pour l'image et le monde extérieur, les solutions, les conditions d'accomodement restent à trouver... Mais une grosse partie de mes problèmes, extistentiels ou bien concrets, vient de cette séparation.
Voilà où j'en suis dans la pondération de mes deux facettes...
|
|
|
|
Dernière édition: 19/02/12 à 21:51 Par Mimi_QC.
|
Anielle
Platinum Boarder
Messages: 706
|
|
Re: Être fille dans nos têtes Il y a 3 Mois
|
Karma: 11
|
|
Très fine analyse, une étape dans la vie... Et puis les années passent....
Bisous
Anne
|
|
|
|
|
|
|
|
Re: Être fille dans nos têtes Il y a 3 Mois
|
Karma: 2
|
|
Curieusement, quand je suis en homme, je n'ai rien d'efféminé non plus et rien qui transparait ou le laisse supposer Je pratique des sports mécanique et j'aime ça, Trial moto ou enduro, 4X4, et je m'y éclate.
Mon entourage ne perçois rien de mon autre moi, et pourtant.
Je suis bien dans mes 2 peau et je pense que j'ai besoin des 2, je navigue de l'une a l'autre au gré de mes besoins. pas autant que je le voudrais mais autant que possible.
|
|
|
|
|
Anielle
Platinum Boarder
Messages: 706
|
|
Re: Être fille dans nos têtes Il y a 3 Mois
|
Karma: 11
|
|
Nous avons toutes eu un vêcu de ce type... Mais au fond, qu'est-ce qui compte le plus ?
Nous avons des représentations sociales, travail, famille, amis, environnement qui ont été construites en image masculine. Nous avons fait des sports difficiles et hyper virils, peut-être pour compenser cette féminité que nous avions en nous, peut-être pour la combattre comme cela nous est arrivé mille fois en jetant au feu nos fringues et nos maquillages....
Nous avons notre représentation intime, qui remonte toujours, parfois avec des bouffées d'angoisse, de culpabilité, mais aussi avec cette chaleur du bonheur de nous retrouver enfin nous mêmes, en se foutant totalement des relations sociales ou humaines extérieures, mais en découvrant l'infini mystère insondable de notre réalité intime...
Et puis, il y en a, dont je suis, qui sont biologiquement dans un état intermédiaire, et qui ne peuvent que naviguer d'un horizon à l'autre en se culpabilisant dans tous les états de l'être, en étant coupable de vivre au masculin car je tue la femme, etant coupable de vivre au féminin car je tue l'homme.... Et avec les années, tout s'arrange, et l'on trouve un équilibre, délicat, mais qui fait que toute culpabilité disparaît et que l'on essaie d'exister en soi-même en faisant la part du masculin et la part du féminin.... Et l'on en profite au maximum en se disant qu'on était bien conne de ne pas avoir eu plus d'Appolons ou plus de Dianes pour partager l'intime qui est si complexe...
Bisous
Anne
|
|
|
|
|
|
|
|
Re: Être fille dans nos têtes Il y a 3 Mois
|
Karma: 1
|
|
J'ai fait un choix il y a deux ans de m'assumer en m'habillant avec des vetements feminin et j'ai compris que tout se mal etre depuis mon enfance venais que je me refusais a exprimer ma feminite.je n'avais pas confiance en moi et je ne m'inte
Ressais a rien.
Ce blocage m'a fait enormement de tord pendant la moitier de ma vie. j'ai souffert de cette emprisonnement masculinne.
Quand location m'a ete donner de vivre en femme a la maison, il etait impossible pour moi de revenir en homme dans ma vie de couple.
Tout c'est arreter a ce moment la l'apparition d'angelique dans le foyer ma fait prendre conscience de ma vrai nature.
Je ne serai jamais une vrai femme car la nature en a decider autrement.
Je suis fiere d'etre une trans jusqua ma mort , de pouvoir vivre l'autre partie de ma vie avec mon enveloppe feminine.
Ma disphorie de genre a ete assez importante et je ne voulais pas vivre encore a cote de ma vrai identite.
J 'ai chamboule ce que j'avais construit avant ,il y a toujours un prix a payer et j'assume.
Je pense avoir reussit ce changement,mes enfants sont heureux dans leurs nouveaux foyer.
Leur beau pere s'occupe bien d'eux ,il est gentil et mon exe femme est epanouis dans son nouveau couple.
Je suis en paix aujourd'hui, chacun a repris sa place.
Toutes les quinzaines de chaque mois,mes enfants passent le weekend a la maison.
Je suis impatiente d'arriver au bout de ma transition,encore 1 annee.
Bisous
angelique.
|
|
|
|
|
|